Comprendre la procédure
De la demande à l'autorisation, sans zone d'ombre
Chaque autorisation de travail suit le même cheminement : l'employeur dépose, le canton instruit, la Confédération approuve lorsque c'est requis. Voici qui agit et à quel moment.
Les sept étapes
Qui agit et à quel moment
Le lecteur pressé retient souvent une seule case, « le permis ». En réalité, trois acteurs se relaient : vous, nous et les autorités.
- 1
Vous
Vous identifiez le besoin et le candidat
Le poste est défini, le profil recherché est clair et un candidat pressenti se dégage. C'est le point de départ de toute démarche. - 2
Le cabinet
Analyse de faisabilité
Nous examinons les conditions légales applicables au poste et au candidat, et nous vous indiquons franchement les points forts et les points faibles du dossier. - 3
Vous et le cabinet
Constitution du dossier
Nous réunissons les pièces, notamment les preuves des recherches menées sur le marché suisse et UE/AELE. Selon l'article 21 LEI, l'employeur doit démontrer que le personnel recherché ne peut pas être recruté sur le marché suisse ni sur celui des États membres de l'UE/AELE.art. 21 LEI
- 4
Le cabinet
Dépôt auprès de l'autorité cantonale
Le dossier complet est déposé auprès de l'autorité cantonale compétente en matière de marché du travail du canton où se situe le poste. - 5
L'autorité cantonale
Le canton instruit et statue
Le canton se prononce sur la demande au regard des conditions légales et de la situation du marché du travail local. - 6
Le SEM
Approbation fédérale, lorsqu'elle est requise
Pour certaines catégories de travailleurs et certains types de demandes, la décision préalable cantonale est soumise à l'approbation du Secrétariat d'État aux migrations (SEM). C'est notamment le cas dans les domaines du sport professionnel ou de la restauration spécialisée dite exotique. Lorsque l'approbation du SEM est requise, celui-ci procède à son propre examen des conditions d'admission avant de rendre sa décision.art. 99 LEI et art. 85 OASA
- 7
L'autorité cantonale en matière de titres de séjour
Établissement du titre de séjour
Une fois l'autorisation de travail acquise, l'autorité cantonale compétente établit le titre de séjour qui permet au collaborateur de débuter son activité.
Les délais
Une durée qui dépend du dossier, pas d'un barème
Aucun cabinet sérieux ne peut annoncer un nombre de jours ou de semaines valable pour tous les cantons et tous les dossiers.
Les délais varient selon le canton et la complexité du dossier. L'étape fédérale d'approbation en ajoute une, lorsqu'elle est requise. Nous ne publions aucun chiffre à ce sujet, y compris à titre indicatif : un délai annoncé qui ne se vérifie pas nuit à votre planification autant qu'à notre crédibilité.
Les nombres maximums 2026
Le frein n'est pas le contingent, c'est le dossier
8500
autorisations pour 2026
Plafond fédéral pour les travailleurs qualifiés ressortissants d'États tiers.
4000
autorisations de courte durée
Permis L, pour toute la Suisse, sur l'année 2026.
À fin septembre 2025, les cantons avaient utilisé environ 52 % des contingents d'États tiers, permis L et B confondus. Le contingent n'est donc, la plupart du temps, pas le facteur qui bloque une demande : ce sont les conditions d'admission et la solidité du dossier déposé.
Source : Conseil fédéral, communiqué du 19 novembre 2025.
Un point souvent confondu
L'obligation d'annoncer les postes vacants n'est pas l'ordre de priorité
Deux mécanismes distincts se rencontrent dans le même recrutement et beaucoup d'employeurs les mélangent.
Dans les genres de profession où le taux de chômage dépasse 5 %, l'employeur doit annoncer ses postes vacants au service public de l'emploi avant toute autre publication, pendant un délai de publication restreinte de cinq jours ouvrables. Il convoque ensuite les candidats dont le profil correspond et communique les résultats.
Cette obligation est distincte de l'ordre de priorité posé par l'art. 21 LEI, qui exige de démontrer qu'aucun travailleur en Suisse ni aucun ressortissant d'un État lié par la libre circulation ne correspondait au poste. Les deux démarches se recoupent, mais elles répondent à des bases légales différentes et laissent des traces distinctes dans le dossier.
Et en cas de refus
Un refus n'est pas une impasse, mais nous ne plaidons pas
La décision appartient toujours aux autorités. Voici ce que nous faisons lorsqu'elle est négative et ce qui sort de notre mandat.
Ce que nous faisons
- L'analyse des motifs de refus retenus par l'autorité
- L'évaluation d'une nouvelle demande, si les conditions du dossier ont changé
- L'orientation vers une étude d'avocats si un recours devant les autorités judiciaires est envisagé
Ce que nous ne faisons pas
- Le dépôt d'un recours devant les autorités judiciaires : cette étape relève d'une étude d'avocats
- La promesse d'un résultat différent en cas de nouvelle demande
Le premier pas
Commencez par l'analyse de faisabilité
Avant d'engager la procédure complète, l'analyse de faisabilité examine votre poste, votre candidat et votre canton, puis vous dit franchement où vous en êtes.
La décision d'octroi appartient aux autorités cantonales et fédérales. Nous préparons et défendons le dossier, nous ne garantissons pas son issue.